"The Hines-Brown test" (aussi communément appelé Cold Pressor Test) traduit en français par "test au froid" a été réalisé dans les années 30 par les médecins A.Hines et E.Brown sur 571 patients de la clinique Mayo (Rochester, état du Minnesota, USA). Certains sujets étaient "normaux" d'autres atteints d'hypertension.
1er communiqué des résultats du test en 1936, article d'archive recueilli sur ahjonline.com
Le principe est très simple: la personne testée doit immerger une main dans un récipient plein d'eau glacée et la retirer quand la sensation de froid se transforme en sensation douloureuse. Ce test "aversif" (⇒qui suscite l'aversion, déclenche des réflexes défensifs-linternaute.com) a permis de mesurer les changements dans la pression artérielle et le rythme cardiaque mais surtout (ce qui nous intéresse) de déterminer pour chaque patient les seuils de nociception et de sensibilité (ou résistance) à la douleur. Car oui, on résiste différemment à la douleur*.
(la nociception est une fonction défensive, d'alarme)
*cf article détaillé: La perception unique et différée de la douleur.
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Bien sûr, les résultats sont dus aux «influences contextuelles», des facteurs diverses qui ont un grand impact sur la perception individuelle de la douleur. Ces influences peuvent être le sexe* ou la condition physique de la personne testée.
Mais il en y a d'autres assez surprenantes: si le sujet est encouragé lors de l'immersion (par des incitations financière notamment), on constate que sa résistance est nettement plus grande.
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Cette histoire d'«influences contextuelles», ça nous rappelle le comportement des ados volontaires pour êtres les sujets d'une version alternative du Cold Pressor Test...
-Test au froid (alternatif) réalisé sur des adolescents (collégiens et lycéens) de 10 à 17 ans.
-Volontaires: 24 (12 filles/12 garçons)
-Date: 28/01/16
-Consigne: «maintenez fermement un glaçon dans votre main et lâchez-le dès que la sensation est désagréable/douloureuse»
-Expérience chronométrée
©Linèss-for picture above
*Dans l'expérience, les temps de maintien les plus faibles correspondent intuitivement à une douleur ressentie importante et les temps les plus élevés à une douleur ressentie moindre.
Notre Expérience
Hypothèse (basées sur des données non scientifiques) : Plus la personnes testée est jeune, plus sa résistance à la douleur sera faible.
Expérience(description): Au moment du test déjà, on remarquait les différences de réactions d'une personne à une autre.
Nous savions, en nous étions renseignées sur le sujet* que l'âge fait partie des «influences contextuelles» en théorie. Pourtant, il était prédictible, le relevé de résultats (voir photo du dessus) étant constitué de valeurs (temps chronométrés) tellement dispersées/variables, qu'aucune relation entre l'âge et le temps de maintien ne pouvait être établie.
Traitement résultats: -filles et garçons séparément (dans un 1er temps).
-à l'aide d'un tableau double-entrée par classes.
-histogrammes.
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Temps de maintien des 12 filles : tableau ↑ et histogramme ↓
>>Interprétation (filles) :
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Temps de maintien des 12 garçons : tableau ↑ et histogramme ↓

>>Interprétation (garçons) :
même interprétation que pour les filles...
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⇒Mais pourquoi avoir obtenu des résultats aussi inégaux/éparses??
Explication en vidéo:
Merci Dr.Bose!!!